Une centrale de coopératives pour la quinoa

(ancien projet)

C'est Joseph Dessart qui, présent depuis une dizaine d'années en Bolivie en tant que prêtre ouvrier, a persuadé l'équipe de Terre de commencer un projet dans ce pays. Travaillant auprès des mineurs et des paysans, il avait invité Terre à orienter son action vers ces populations dans la région du Lipez.

 


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Les activités locales étaient essentiellement tournées vers la culture de la quinoa sauvage et la production artisanale de chaux servant dans les mines d'étains pour la séparation des minerais.

Jean-Marie Gresse, volontaire de Terre revenant d'une année en Algérie où il avait travaillé à l'installation de fours à plâtre était alors parti pour la Bolivie afin de faire profiter de son savoir. En mai 69, l'idée était de commencer une petite action dans le domaine de la production de chaux et de soutenir la culture de la quinoa. Cette dernière, ne pouvant être cultivée qu'au-delà de 3000 mètres d'altitude et étant très riche en protéines, était considérée comme la nourriture essentielle des plateaux andins. Il y avait cependant un problème de saponine dans cette plante qui, sauvage et à l'état brut, avait un petit goût de savon. Ayant eu vent de l'invention par un ingénieur agronome Bolivien de la «quinoa réal dulce». C'est avec lui que nous avons avancé — en parallèle du projet chaux et d'un soutien à l'élevage — dans une culture plus industrielle de la quinoa.
Au début du projet, une cinquantaine de famille étaient concernées et puis le projet s'est étendu à toute la province du Lipez. Au début, la volonté était de faire une sorte de grande coopérative et finalement, nous avons plutôt choisi, dans cette région très étendue, de créer un réseau de coopératives. Une centrale récoltait alors le fruit des campagnes agricoles et le revendait.


Venaient alors se greffer des élevages de poulet et la mise sur pied de bains sanitaires — réalisés sous forme d'un passage obligatoire — destinés à nettoyer les moutons parasités. C'était assez rudimentaire mais efficace.


A long terme, l'impact le plus important qu'on a eu était probablement lié au projet agricole. Un travail a été réalisé au niveau de la structuration des paysans et d'une augmentation conséquente de la production de quinoa. Ce projet concernait beaucoup de communautés et les campagnes agricoles avaient un gros impact dans la région.

A cette époque, le Chili préférait importer de la quiona de Bolivie pour alimenter ses restaurants populaires que de la farine venant des Etats-Unis.

En 76, il y a eu une remise officielle du projet aux autorités du Nord-Lipez. La structure de la centrale de coopératives et de multiples délégations venant des différentes communautés étaient présentes.

 

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20 déc. 2011
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